La résilience alimentaire: étape obligatoire pour un monde meilleur.

À l’écriture de cet article, nous sommes en plein cœur d’une pandémie. Les supermarchés sont à moitié vides, la population redoute une pénurie alimentaire.

Au milieu de ce tourbillon, des initiatives de soutien, aux producteurs locaux, se mettent en place partout dans le pays. 

Pourtant, la France est le 3ème producteur de fruits et légumes dans l’Union européenne. Selon le SNIFL, environ 1,62 millions de tonnes de fruits et légumes sont importés en France chaque année.

L’indépendance alimentaire, en France, a diminué au cours du temps pour favoriser les échanges et le commerce entre les pays. Néanmoins, la résilience alimentaire est un réel enjeu qui est indispensable pour faire face aux problématiques modernes.

En écologie, le terme de résilience désigne la capacité d’un écosystème ou d’un groupe d’individus à se rétablir après une perturbation extérieure.

Pourquoi a-t-on intérêt à mettre en place la résilience alimentaire ? 

La résilience alimentaire permet à un pays d’être autonome, donc moins dépendant des moyens de transport et des échanges commerciaux avec d’autres pays. Ce qui diminue fortement le risque de pénurie alimentaire. Cela permet aussi de favoriser les producteurs français qui souffrent de la concurrence internationale, en les rémunérant au plus juste.

Dans le cadre d’une agriculture respectueuse de l’environnement avec le modèle agroécologique, la production locale permet d’augmenter la productivité en fonction des saisons tout en augmentant le besoin en main d’œuvre. Ainsi, des emplois sont créés et la consommation d’eau et d’énergie est réduite.

Quels sont les critères d’un système résilient ? 

Selon le Guide de Résilience alimentaires de l’association Les Greniers d’Abondance, différents critères sont à prendre en compte pour considérer la résilience d’un milieu. Comme par exemple l’autonomie du territoire, la redondance des productions et des fonctions dans le cycle de production.

L’augmentation de la diversité des cultures, des pratiques de cultures, de la faune et la flore et des acteurs sont également indispensable pour un tel modèle.

Pour que cela fonctionne, il faut que les acteurs du système soient à la fois autonomes, connectés et solidaires. L’implication doit être collective afin d’apporter différents types d’alternatives et d’initiatives.

La modification du système agricole devra aussi passer par la réduction de la superficie des exploitations et par l’augmentation du nombre d’agriculteurs.

Afin de tester des modèles de cultures des fermes expérimentales, comme la Ferme Biologique du Bec Hellouin, sont mise en place. Cette ferme a permis de tester l’agroécologie à grande échelle ainsi que d’autres pratiques. Des expériences scientifiques menées par l’INRA et AgroParisTech ont été réalisées dans cette ferme entre 2011 et 2015.

Comment participer à la mise en place de tels systèmes ?

Oui en tant que citoyens et consommateurs, vous avez le pouvoir d’aller dans cette direction. Soyez un consom’acteur en favorisant les circuits courts, locaux et les petits producteurs autant que possible. 

 

-Pour plus d’information sur cette démarche rendez-vous sur l’article “Le consommateur au cœur du changement” de Permamind.-

 

Vous pouvez retrouver des initiatives, comme “C’est qui le patron ?! La marque du consommateur”, qui permet de donner un pouvoir supplémentaire au consommateur tout en lui permettant de mieux consommer, de manières plus respectueuse pour les agriculteurs et l’environnement. 

Mais ce n’est pas tout, vous pouvez aussi contribuer en faisant pousser vos propres fruits et légumes ! 

En plus de l’avantage économique, le jardinage apporte beaucoup de bienfaits pour la santé. En effet, il est prouvé scientifiquement que cette activité réduit le stress et la dépression. Il s’agit aussi d’un bon moyen pour se dépenser seul ou en famille. 

Pour vous aider dans votre démarche, profitez des conseils de culture Permamind via la page Facebook et l’application mobile. 

Les espaces résilients peuvent se mettre en place dans les zones urbaines, périurbaines et rurales. Cependant, il faut repenser les cycles de production, de consommation et les méthodes de cultures. Chaque initiative collective et individuelle permettra de faire avancer la problématique. 

L’effort, pour être de grande ampleur, doit être collectif et inventif.

 

Pour aller plus loin :

Laissez-nous un commentaire !