Intelligence et cognition végétale, une explication s’impose.

 

Selon la définition de végétal dans le dictionnaire Larousse, une plante est un “être vivant généralement chlorophyllien et fixé au sol, doué d’une sensibilité et d’une mobilité extrêmement discrète, capable de se nourrir principalement ou exclusivement de sels minéraux et de gaz carbonique, et dont les cellules sont habituellement limitées par des membranes squelettiques de nature cellulosique.”

Pendant des décennies, les végétaux étaient considérés comme des objets inanimés et immobiles. Mais le sont-ils vraiment ? Sont-ils plus complexe que ce que nous pensions ?

Qu’est-ce que l’intelligence végétale ?

L’intelligence végétale est étudiée dans un nouveau domaine de recherche qui est la cognition végétale. Les végétaux ne possèdent pas de cerveaux ou de neurones semblables à ceux des humains. De quoi s’agit-il alors ?

Dans son livre “L’intelligence des plantes”, Stefano Mancuso définit l’intelligence comme suit : “L’intelligence est la capacité de résoudre des problèmes”. En utilisant cette base, certains chercheurs affirment que les végétaux sont capables de résoudre des problèmes en utilisant des stratégies sophistiquées. Ils peuvent percevoir et répondre des stimulus externe et interne.

Par exemple, les mouvements mis en place pour la recherche de la lumières ou encore la prospection du sol avec les racines. En effet, les racines sont capables de détecter les nutriments utiles pour le fonctionnement de la plantes et de s’en rapprocher ou, au contraire, de reconnaître les éléments toxiques ainsi que les êtres vivants malveillants comme certains champignons, et de les fuir. 

En libérant des molécules particulières, ils sont capables de communiquer avec les différents organes de la même plante, entre eux et avec les animaux. Cela leur permet de prévenir la communauté ou le reste de l’organisme, qu’un danger est proche ou qu’ils sont attaqués. La communication avec les animaux leur permet de les attirer pour effectuer leur reproduction, par le transport du pollen ou des graines par exemple, ou encore de les protéger contre une menace, comme des insectes ravageurs.

Certaines plantes mettent en place des symbioses avec des champignons, ou des bactéries dans le cas des légumineuses. Ces symbioses sont des interactions bénéfique pour les 2 partis. Les champignons récupèrent des nutriments produit par la photosynthèse de la plante, en échange le champignon transmet des nutriments présent dans le sol que la plante à du mal à trouver, comme le phosphore. Il en est de même pour une symbiose entre des bactéries et les légumineuses. Les plantes peuvent aussi vivre en symbiose avec des animaux comme des fourmis. En échange de la protection des insectes, la plante peut, par exemple, fournir un abri et un nectar très nourrissant.

En considérant toutes les informations ci-dessus, et bien d’autres données qui ne seront pas détaillés dans cet article, les végétaux semblent posséder 15 sens. A titre de comparaison, l’être humain possède 5 sens.

Comment favoriser ces caractéristiques dans son potager ? 

Les différentes interactions que mettent en place les plantes avec leur environnement interne et externe, n’ont pas été découverte récemment. C’est pour ces raisons qu’il est recommandé d’associer ces cultures et de mettre en place, au maximum, une lutte biologique.

Les associations avec des plantes produisant de forte odeurs comme le basilic ou le romarin permettent de lutter contre certains ravageurs en les repoussant ou en attirant leurs prédateurs (insectes auxiliaires). Par exemple, les coccinelles sont des prédateurs de pucerons. En plus d’être bénéfique pour la croissance d’autres végétaux comme l’association tomate/basilic. 

Les symbioses avec les champignons leur permettent de pousser plus rapidement et d’avoir accès à des ressources plus facilement comme indiqué plus haut. Pour favoriser la présence de champignons non-pathogènes dans votre sol, pratiquer la rotation des cultures, la lutte biologique. Il est aussi recommandé d’utiliser une technique de paillage. Cependant, l’utilisation de produits phytosanitaire et d’intrants chimiques est fortement déconseillé. Ces substances sont plus nocives pour la biodiversité du sol que positive.

cognition végétale

Des notions controversées.

L’idée d’attribuer l’intelligence aux plantes ne date pas d’hier. Très controversée depuis son apparition, cette théorie a du mal à convaincre la communauté scientifique. 

La plus grande partie de la controverse se trouve sur les termes employés. En effet, certains scientifiques ne sont pas d’accord d’associer les termes intelligence, ouïe, odorat, toucher … aux plantes. Le problème se trouve sur le fait que les plantes ne correspondent pas aux critères anthropocentrées souvent associés à ces termes. Il n’existe pas qu’une seule définition de ces termes. En science, il est parfois difficile de trouver un consensus autour de terme. Par exemple, il n’existe pas une définition qui fait l’unanimité pour le terme espèce ou encore écologie. Dans le cas d’intelligence, les chercheurs avancent cette théorie préfère utiliser une définition utilisée par Charles Darwin. En utilisant des définitions plus large, elles semblent répondre aux critères.

Lexique: 

Chlorophyllien: qui possède de la chlorophylle. La chlorophylle est une molécule qui permet la photosynthèse.

Non-pathogène: n’est pas susceptible d’induire une maladie chez un organisme vivant.

Photosynthèse: processus qui permet de synthétiser de la matière organique à partir de l’énergie lumineuse. Ce processus a lieu dans les feuilles des végétaux.

Produit phytosanitaire: pesticides, produit utilisés pour traiter les végétaux.

Symbiose: associations bénéfique étroites entre deux organismes. Ces associations sont parfois indispensable à la survie d’un des deux symbiotes.

Ressources pour aller plus loin:

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