« Le modèle agricole actuel est incohérent face aux problématiques climatiques actuelles. »

L’agriculture de demain

Changement climatique, effondrement de la biodiversité, augmentation du niveau des mers sont autant d’enjeux auxquels l’homme du 21ème siècle doit faire face. La problématique de l’écologie est prépondérante et il est capital de proposer des solutions et de rentrer dans une transition forte.

Sur quel plan l’agriculture traditionnelle participe à ces problématiques ? Quelles solutions existent pour sortir de ce modèle ? Nous essaierons dans la suite de cet article d’apporter des éléments de réponses à ces questions. 

Les enjeux écologique

Depuis quelques années les spécialistes s’accordent à dire qu’il est nécessaire de restaurer les écosystèmes en déclin tout en adoptant une gestion plus durable des terres.

D’après la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, 20% du rejet de CO2 en France provient de l’agriculture conventionnelle. L’impact de ces pratiques est non négligeable. De plus, L’agriculture traditionnelle utilise beaucoup d’eau entraînant ainsi une disparité sociale, qui favorise les pays du Nord et défavorise les pays pauvres et arides ayant un accès restreint à cette ressource.

Les coûts humains et financiers, lié à la mécanisation et aux transports, restent excessivement importants pour l’agriculture traditionnelle puisqu’ils représentent entre 15 et 20% des coûts d’une structure et continuent d’augmenter chaque année.

La dénaturation des sols, leur appauvrissement et leur imperméabilisation est un problème d’envergure mondial. Il est dû, en partie, à l’augmentation des besoins alimentaire pour répondre à l’augmentation des populations. Ce modèle, vanté comme productif et permettant de répondre aux besoins d’antan, ne répond plus aux nouvelles problématiques causées par ce dernier.

Si nous voulons faire face aux enjeux et problématiques actuelles, le modèle d’agriculture doit changer et cette transition doit s’opérer rapidement.

Pour cela il faut repenser ce système productiviste, en continuant à répondre aux besoins des citoyens. Les déserts alimentaires, déjà bien connu aux Etats-Unis, commencent actuellement à s’exporter en Europe. Le fait de ne pas pouvoir acheter  de fruits et légumes dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres est un problème favorisant le développement d’une mauvaise alimentation, tout en augmentant l’empreinte carbone, lié à l’importation de denrées saines.

De nouvelles formes et techniques d’agricultures se sont mises en place et ont été étudiées. Elles consistent en un système de production plus respectueux de l’environnement et de la biodiversité tout en étant plus équitable.

Jardin potager en permaculture : une nouvelle forme d'agriculture

Les alternatives 

De nouveaux systèmes doivent maintenant émerger et être favorisés.La permaculture, l’écoculture ou encore la production dite « bio-inspirée » en font partie.

Ces derniers permettent de produire en quantité et ce sur de petites surfaces. Le principe de ces paradigmes est de s’inspirer des cycles naturels. En favorisant des relations de symbiose entre les végétaux et les animaux, les interactions avec les champignons et les bactéries, ainsi qu’un apport raisonné de matière organique, l’utilisation d’intrants chimiques n’est plus une option. En effet, ces derniers apportent au sol des nutriments en excès qui détruisent les bactéries et champignons et polluent les nappes phréatiques et les cours d’eau. Ces apports excessifs ne favorisent en aucun point la bonne qualité des productions. Si les croissances végétales semblent optimisées, cela ce fait au détriment d’autres processus biologique.

La matière organique permet d’apporter les nutriments nécessaires à l’écosystème du sol. L’apport de compost ou de BRF (Bois Raméal Fragmenté), à la surface du sol, permet de renouveler les nutriments et favorise la régénération du sol.

Ces techniques peuvent être utilisées à grandes échelles. C’est ce que prouve la Ferme du Bec Hellouin supportée par plusieurs organismes de recherches comme l’INRA. Une forte production alimentaire est possible tout au long de l’année sur de modestes surfaces.

La relocalisation de la production au plus proche du consommateur est une étape obligatoire pour pérenniser ce système. Le consommateur à un rôle crucial dans ce changement puisqu’il est décisionnaire de son mode de consommation.

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